Amnesty Film Festival : le rendez-vous des cinéphiles engagés

Le pouvoir du cinéma n’est plus à démontrer. Ses images nous marquent, nous bousculent, nous habitent parfois. Bref, elles nous font réagir. Alors nous nous sommes lancé un pari : sensibiliser aux grands combats d’aujourd’hui grâce au septième art. C’est ainsi qu’est né l’Amnesty Film Festival. Un festival de films engagés qui se déroule tous les ans en novembre et qui est devenu le rendez-vous incontournable des cinéphiles parisiens et franciliens !

Oui, vous avez bien lu. À l’occasion de ses 12 ans, notre festival de films, le Festival Cinéma et Droits humains change de nom et devient l’Amnesty Film Festival. Mais ne vous y trompez pas ! Notre volonté de célébrer le septième art à l’international, elle, reste intacte. 

Dans le monde du cinéma, certains films crèvent l’écran par leur esthétisme, d’autres par le message poignant qu’ils véhiculent. Ils sont alors encensés par la critique, bénéficient d’un rayonnement international et circulent dans les sphères cinéphiles et amatrices.  

Chez Amnesty International, nous valorisons autant ces films qui ont pu émerger dans l’effusion d’œuvres cinématographiques que ceux qui n’ont pas eu cette chance. Parce que nous croyons au pouvoir de l’Art comme vecteur de sensibilisation, nous participons à notre mesure à faire connaître ces films en avant-première.  

Des films qui reflètent notre monde  

Au Amnesty Film Festival, les films du monde entier se côtoient. De l’Afghanistan à l’Argentine, en passant par la France ou l’Iran, ils évoquent les maux de notre époque et relatent les histoires d’hommes et de femmes courageuses qui se battent au quotidien pour la justice sociale, les droits des femmes, l’abolition de la peine de mort, le climat… Les droits de chacun et chacune d’entre nous, en somme.  

Anne, protagoniste principal du film l’Événement d’Audrey Diwan, adapté du livre d’Annie Ernaux

Souvenez-vous. Il y a eu le très beau « Shadow Game » de Eefje Blankevoort et Els van Driel, qui nous transportait dans le quotidien des mineurs non-accompagnés tentant la traversée de la Méditerranée jusqu’à l’Europe ; le bouleversant film d’Audrey Diwan, « L’événement », qui revenait sur le combat pour l’avortement en France ; ou encore « Writing with fire » de Rintu Thomas et Sushmit Ghosh, qui nous plongeait dans le quotidien des femmes indiennes aux prises avec une société encore très patriarcale. Tous ces films étaient animés par une même force. 

Des héros de tous les jours aux histoires inspirantes  

Comme eux, chacun à leur manière, les films présentés au festival sont tous les témoins de leur temps, dénoncent des situations d’injustice, des discriminations actuelles ou passées, des combats qui ont fait bouger les lignes.  

« Ces films qui racontent des histoires parfois incroyables rencontrent celles de tous les hommes et de toutes les femmes. On y retrouve une même aspiration à un monde plus juste, une même révolte contre des violations inacceptables. »

Cécile Coudriou, ancienne Présidente d’Amnesty International France 

Ces films sont notre mémoire commune. Ils nous permettent de comprendre notre monde. Ils nous racontent notre Histoire. Mais ils poussent aussi un cri d’alarme, un cri d’indignation et d’alerte. Un cri que l’on voudrait vous faire entendre, et qui nous rappelle qu’il faut se battre, toujours, pour s’élever contre les injustices qu’ils dénoncent. 

Photo du film "Le diable n'existe pas"

 Javad et Nana, dans le film “Le diable n’existe pas” de Mohammad Rasoulof

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