Actualités France :: l’ombre d’une lumière eclosive d’Alice bebbe koko lu par l’écrivain Calvin DJOUARI :: France news

Alice BEBBE KOKO est une femme politique et écrivaine camerounaise. Elle a publié l’an dernier un livre autobiographique « l’Ombre d’une Lumière Eclosive », qui raconte ses expériences de la vie. Elle a décidé de se présenter aux élections sénatoriales dans la Région du Littoral, pour le compte de son parti le PCRN. Camer.be l’a rencontrée et au cours d’un échange politique et littéraire, elle nous a livré les raisons de son engagement. Lisez plutôt.

Bonjour Alice BEBBE KOKO Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour chers tous. Je Alice BEBBE KOKO, Camerounaise d’une cinquantaine d’années, mère et grand-mère de plusieurs enfants et petits-enfants. Chrétienne, je suis enfant de DIEU depuis plusieurs années déjà, née de nouveau. Titulaire d’une Licence professionnelle en Management, option Gestion des Ressources Humaines, j’ai très souvent exercé en qualité d’Assistante de direction et d’Organisatrice des événements et aussi de temps en temps en tant que Consultante en Gestion des Ressources Humaines. J’organise également diverses formations notamment en Art oratoire et en Relation Clients. Femme politique, je milite vaillamment depuis mon entrée en Politique, auprès de l’illustre Député l’Honorable Cabral Libi, Président National du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).

J’ai déjà un état de services non négligeables et j’occupe à ce jour le poste de Présidente du Sous-Comité Communal King Deido PCRN à Douala 1er. Je suis aussi Écrivaine et comme vous l’avez souligné à l’entame de notre échange, j’ai effectivement commis un roman autobiographique, L’Ombre d’une Lumière Eclosive, en 2021. Et d’ailleurs, je suis sur le point de publier par la grâce de DIEU, au mois de mars prochain, mon deuxième opus, Ma Résurrection : en finir avec le syndrome du sevrage amoureux. Je vais, pour abréger ma présentation, vous annoncer que depuis quelques mois déjà, je prête ma plume à tous ceux qui souhaitent immortaliser leur vécu. Je suis donc Prête-plume ou Ghost Whriter. Et aussi, je vais m’attarder à développer ce concept de Syndrome de sevrage brusque que j’ai découvert lors de mes dernières réflexions littéraires.

Quel a été votre parcours professionnel et politique jusqu’à ce jour ?

 Comme je le disais tantôt, mon parcours professionnel et politique jusqu’à ce jour n’a pas été de tout repos. Avec la rédaction d’un mémoire de Master en Management à soutenir, je prête ma plume pour non seulement la rédaction des ouvrages littéraires mais aussi pour celle de divers projets de discours et de mémorandums. Je fais la relecture et la correction de divers documents pour le contrôle qualité. Je continue avec ma formation en Arts dramatiques, en Art oratoire et en Politique. Je suis d’ailleurs communicante sur les médias Radio et Télévision pour le compte du PCRN. À ce jour, j’ai déjà participé à plusieurs conférences et séminaires au cours desquels j’ai souvent été membre de plusieurs commissions. J’ai également pris part aux assises du Congrès extraordinaire du PCRN qui s’est tenu à Ngaoundéré du 16 au 18 décembre 2022. Je me déploie sans cesse avec des camarades du parti sur le terrain afin de faire inscrire le maximum de Camerounais sur les listes électorales. C’est notre combat au quotidien car, vous le savez sans doute, le vote de chaque Camerounais âgé d’au moins 20 ans compte.

Nous n’avons donc de cesse de les sensibiliser afin qu’ils connaissent et reconnaissent leurs droits et devoirs. Nous leur facilitons la tâche en invitant dans des différents quartiers Elecam, l’organe en charge des inscriptions. Ils pourront ainsi s’inscrire jusqu’au 31 août prochain. Les femmes PCRN du Wouri en particulier se déploient habilement depuis plusieurs dimanches dans les différents arrondissements mais, tous les camarades se battent au quotidien pour la même cause, sur tout le territoire national. Promotrice d’une association non lucrative, Mon environnement et moi, j’éduque et sensibilise la population locale à la propreté et à la salubrité. De même, avec des camarades du parti, je sensibilise la même population pour la création de nouveaux comités de base. Ainsi, ils pourront libérer leurs énergies, très souvent enfouies et ignorées. En décembre 2020, j’ai participé aux élections régionales sous la bannière du PCRN.

 Avant de nous lancer dans le vif du débat, nos lecteurs aimeraient savoir le rôle d’un sénateur dans une république ?

Partons du postulat selon lequel une République est une forme de gouvernement où le Chef de l’Etat (le Président de la République) n’est pas seul à détenir le pouvoir. Considérons qu’il existe trois types de pouvoir qui sont le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

Le pouvoir législatif au Cameroun est exercé par le Parlement et, est bicaméral c’est-à-dire qu’il y a en son sein deux Chambres, la Chambre haute et la Chambre basse. C’est le Sénat qui constitue la Chambre haute du Parlement. Il représente les Collectivités territoriales décentralisées (les communes et les régions). Alors un Sénateur étant un élu qui siège au Sénat, son rôle dans une République est de voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement, évaluer les politiques publiques.

 Qu’est-ce qui vous pousse à être candidate aux prochaines sénatoriales ?

Comme je l’ai tantôt souligné, le Sénat représente les Collectivités territoriales décentralisées que sont les communes et les régions. La commune étant la plus petite subdivision administrative du territoire, c’est là qu’on retrouve véritablement des personnes vulnérables. C’est aussi là que sont traitées les affaires locales en vue d’assurer le développement économique, social et culturel des populations.

Or, ces communes subissent des lois qui ne leur sont toujours pas favorables. Aussi, je souhaite, par ma modeste contribution, participer à l’élaboration des projets de lois et davantage à la validation des lois qui justement profiteraient à l’épanouissement et à l’émergence de la population locale. Ceci a d’ailleurs toujours été le cri de mon âme m’ayant amenée autrefois à promouvoir « Mon environnement et moi ».

Qu’est ce qui fait la force de votre candidature par rapport à vos concurrents ou concurrentes ?

La force de ma candidature se trouve tout simplement dans mon pacte social. Le Sénat étant considéré comme étant la Chambre des Sages et s’intéressant aux communes et aux régions, participer à l’élaboration des lois et mieux encore à leur validation ne peut que m’interpeller car effectivement cela acquiert une certaine maturité qui ne peut être accordée qu’aux personnes qui ont vécu c’est-à-dire qui ont touché le bas fond. Vous savez, il est pratiquement impossible de comprendre une personne qui a faim si vous n’avez jamais manqué de pain.

Je crois que DIEU m’a assez bien préparée à ces élections. Et aujourd’hui, avec des parents assez proches qui ont contribué à bâtir notre Pays, j’ai acquis très tôt le respect de la chose publique. J’ai aussi et surtout appris à aimer mon prochain comme moi même. Je suis donc là pour servir et non pour être servie, encore moins, pour me servir.

 Quel dossier sera prioritaire si vous êtes élue ?

Étant un scrutin de liste, la victoire sera collective. Cependant, je voudrais souligner ici qu’au vu de notre histoire, des blessures et même d’énormes cicatrices encore très douloureuses constituent notre patrimoine national. J’en profite pour saluer particulièrement l’intelligence qui sort de l’ordinaire de mon Président national, l’Honorable Cabra Libi et aussi celle de nos pères fondateurs qui nous ont donné ce parti car, effectivement, le mot PCRN n’est pas juste un acronyme.

En effet, lorsqu’on définit chacune de ses composantes, Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, fort est de constater qu’une réconciliation s’impose. D’abord une réconciliation envers nous-mêmes et aussi la réconciliation les uns envers les autres. Nous allons donc nous atteler à participer à la réconciliation avec notre patrimoine et à l’implémentation du Fédéralisme Communautaire qui est aussi la forme de l’Etat qui va permettre de rétablir la justice sociale.

Pouvez-vous donner un engagement fort qui sera comme votre leitmotiv pour un pacte social ?

« Le Cameroun qui protège et qui libère les énergies. » Pendant près de cinquante ans, j’ai tourné en rond, cherchant à me reconnecter envers moi-même. J’ignorais alors que je regorgeais de tant de potentiels. Je me découvre à peine et je me déploie déjà à merveille, pour le bien d’une multitude. Mais pour cela, sans n’avoir pas accusé ni insulté qui que ce soit, sans avoir pointé du doigt aucune institution, j’ai dû prendre conscience de mon mal être. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort. Je me suis dit en moi-même haut et fort : Stop, ça suffit, ma vie doit compter.

Et aujourd’hui, je suis là, je me présente aux élections sénatoriales, l’une des plus prestigieuses. Je prends juste un engagement, inciter toute personne à s’auto challenger et devenir une bénédiction pour des multitudes. Car, tant tu t’ignores, tout est enfoui en toi et les autres attendent ta maturation afin de profiter du fruit de ton arbre.

 On sait aussi que vous êtes écrivaine. Pensez-vous que ce statut favorisera votre élection ?  Interview au sujet  de son livre  https://o-trim.co/ber

Écrire c’est un art, un talent, une passion. Mais écrire est davantage une œuvre de l’esprit. Lorsque j’écris mes ouvrages ou même quand je prête ma plume, au moment précis où je le fais, je me sens comme enrôlée par mon esprit. Il devient un avec l’Esprit de DIEU en moi. Et j’écris à ce moment précis ce que je reçois de l’Esprit. Il me rappelle et me dicte toute chose, en fonction du besoin littéraire du moment.

C’est pourquoi je débute mon livre par : Saint-Esprit parle, ta servante t’écoute. Oui je pense humblement que mon talent d’Ecrivaine favoriserait mon élection tout simplement parce que désormais, c’est poussé par l’Esprit que je pose tout acte pour le bien-être de tous et assurément, cela est perceptible.

Un mot pour vos électeurs

Pour les élections sénatoriales, ce sont les grands électeurs (les Conseillers municipaux et régionaux) qui votent. Si j’ai l’occasion de les rencontrer personnellement, je leur dirais juste ceci ou plutôt, je le leur rappellerais car, cette pensée ne vient pas de moi mais bel et bien de celui qui met en chacun de nous sa mission : toute autorité vient de DIEU. Vouloir forcer ou même biaiser parce qu’on veut se servir au lieu de servir, c’est faire du mal, c’est pêcher. Et comme on le sait, on va à coup sûr récolter tout ce qu’on aura semé.

Donc en réalité, on se fait du mal à soi-même quand on agit mal. C’est pourquoi je demande aux électeurs d’élire, pas selon leur ego ou leurs ambitions égoïstes mais plutôt poussés par leur conviction personnelle, qui ne trompe pas mais, qui, en réalité, se trouve au fond de chacun d’eux. Chers électeurs, ne faites pas taire cette petite voix en vous ! Ne l’ignorez plus s’il vous plaît !