A Fougères, des acteurs de la santé et du social déplorent des “salaires de misère”

La manifestation s'est poursuivie par un défilé dans les rues de Fougères et devant le siège de l'association Anne-Boivent, boulevard de la Chesnardière
La manifestation s’est poursuivie par un défilé dans les rues de Fougères et devant le siège de l’association Anne-Boivent, boulevard de la Chesnardière (©Chronique Républicaine).

« Conditions de travail lamentables, salaires déplorables ». « Diplômés en colère, salaires de misère, aides-soignants payés en-dessous du Smic ». « Soigne et tais-toi ».

Banderoles déployées sur les grilles, pancartes tendues en l’air et messages sur des T-shirts : une soixantaine de salariés et d’usagers du secteur de la santé, de l’action sociale et du médico-social ont manifesté, jeudi 22 septembre, devant la sous-préfecture de Fougères.

La CGT pointe « des situations totalement inacceptables dans un contexte social déjà gravement dégradé », et que « le malaise et le mal-être au travail des salarié. e. s et des agent. e. s n’ont jamais été aussi présents ».

La question de la rémunération était aussi au coeur des revendications. Elisabeth Chavois, déléguée syndicale à la Chesnadière et à Paron, détaille :

Ce qui a fait augmenter notre colère, c’est de se retrouver en-dessous du Smic sur nos salaires d’août. Le Smic a augmenté mais nos points d’indices n’ont pas bougé.

Une lettre et une pétition ont été déposés à la sous-préfecture. Les manifestants ont ensuite défilé dans quelques rues de Fougères pour se rendre devant le siège de l’association Anne-Boivent, où un débrayage avait eu lieu dans la journée.

« Une réforme ambitieuse »

Dans un communiqué, l’association précise :

Nous comprenons que les professionnels soient dans l’attente d’une évolution de la valeur du point, celle-ci date de 2018. Leurs attentes et les nôtres, en tant qu’employeur, visent une rénovation de la convention collective (FEHAP du 31/10/1951) concernant la prise en compte du diplôme d’aide-soignant et plus largement d’autres évolutions.

L’association ajoute qu’elle attend « depuis plusieurs années, une réforme ambitieuse de
l’accompagnement du Grand âge via une loi éponyme ». Elle s’associe à la mobilisation « Les vieux méritent mieux ! » initiée par la FNADEPA mardi 4 octobre.

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