À Châteaulin, une rencontre sur les violences intra-familiales – Châteaulin



En France, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint en 2021. À l’inverse, 21 hommes perdaient la vie. Et 2022 ne prend pas le bon chemin : 83 femmes tuées au 20 septembre, selon le collectif Féminicides. « C’est pourquoi il nous faut faire toujours plus de prévention et de formation », martèle l’adjudant Kaïser, commandant de la Maison de la prévention et de la protection des familles (M2PF) de la gendarmerie. Basée au Relecq-Kerhuon, elle intervient dans tout le département du Finistère. Pour les femmes mais aussi pour les enfants, pris dans la tourmente de ces violences invisibles, une rencontre entre les habitants et des acteurs impliqués dans la lutte se tiendra le vendredi 30 septembre, à la salle des fêtes de Châteaulin.

Les acteurs présents

Pilotée par le Centre communal d’action sociale (CCAS), cette rencontre sera animée par plusieurs structures œuvrant auprès des femmes et des enfants : la M2PF, bien sûr, en collaboration avec la communauté de brigades de Châteaulin ; le CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles) ; l’UAPED (Unité d’accueil pédiatrique enfance en danger) ; ainsi que la déléguée départementale aux droits des femmes et des égalités. « Une commune doit prendre ces drames à bras-le-corps. C’est l’affaire de tous », défend Marie-Pierre Le Goff, adjointe aux affaires sociales. Elle invite le plus grand nombre à participer à cette rencontre, y compris « les personnes qui ne pensent pas être concernées par ces cruautés mais qui pourraient bien en devenir les témoins ».

Frappée depuis 20 ans

« À la M2PF, nous facilitons le dépôt de plainte en prévenant la brigade concernée afin que celle-ci accueille discrètement et rapidement les femmes. Car ce n’est pas facile de se retrouver dans une salle d’attente où beaucoup de personnes passent », comprend l’adjudant Raïser. Celui-ci n’ignore pas qu’il est difficile de venir frapper à la porte de la gendarmerie : « Récemment, nous avons eu le cas d’une femme sur le territoire qui se faisait frapper depuis 20 ans ».

Poser des questions anonymement

« Lors de cette rencontre, le public pourra poser des questions aux intervenants, anonymement ou pas », insiste Marie-Pierre Le Goff. Cela grâce à une urne installée à l’entrée de la salle dans laquelle chacune (ou chacun) pourra déposer ses interrogations. « Les personnes qui le souhaitent, poursuit l’élue, pourront être contactées ultérieurement par les intervenants ».

Après cette rencontre, l’urne prendra place en mairie pour recueillir les coordonnés des personnes souhaitant être contactées. Dans la plus grande discrétion.

Pratique

Rencontre autour de violences intra-familiales : vendredi 30 septembre, à 20 h, à la salle des fêtes, rue Baltzer.

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